


Aux portes de Lyon, ancrée dans le
9ème arrondissement, l'île Barbe offre un écrin de verdure au milieu de la Saône. Ce cadre boisé et sauvage est étonnant à découvrir et permet une promenade très agréable.
On accède à cette île par un pont qui enjambe la Saône.
Le nom de l'îIe Barbe provient du latin Insula Barbara, l'île Barbare qui, en se contractant, a donné l'île Barbe. Cette origine pourrait évoquer la présence de druides se
livrant à des sacrifices humains avant l'ère chrétienne. Ce nom d'île barbare se réfère peut-être aussi à la constitution géologique de roches cristallines dures de l'île, à son aspect
"sauvage".
L'île Barbe accueillit au Vème siècle le premier établissement monastique de la région : une abbaye. Charlemagne la dota d'une belle bibliothèque. Il aurait voulu, dit-on, finir ses jours à l'île
Barbe...
A partir du XIe siècle, l'abbaye de l'île Barbe connut un grand rayonnement spirituel. Plusieurs fois pillé, le monastère passa sous l'ordre des Bénédictins et gagna en puissance, avant d'être
finalement brûlé par les protestants en 1562. Au cours de son histoire, l'île servit souvent de lieu de refuge à des persécutés.
Des trois églises médiévales (Notre-Dame, Saint-Loup et Sainte-Anne), seule l'église Notre-Dame subsiste aujourd'hui à l' est, et la partie de l'île pouvant être visitée est un charmant
îlot de verdure avec des maisons anciennes et quelques vestiges des bâtiments religieux.
Une fois franchit ce petit parc avec des jeux pour enfants et des tables de pique-nique, on pénètre dans le quartier des bâtiments anciens.
Après avoir franchit des grilles, on arrive sur une petite place où se trouve "l'auberge de
l'île Barbe". A savoir que la partie habitée de l'île est propriété privée et il est demandé de respecter la tranquillité de ses habitants.
Le chef cuisinier a d'ailleurs écrit un très joli poème à l'entrée de son auberge !
En allant tout au bout de la place, après l'auberge, et en tournant à droite, on
tombe sur une petite ruelle sans issue très étonnante ! Un mur avec d'anciennes arcades et des débris de sculptures sont à découvrir. Il s'agit du
"Cloître".
Les sculptures, à demi effacées, se trouvent au dessus et sur les côtés de la porte
latérale du cloître.
A gauche de la porte, un fragment mutilé représente un tireur d'épines et un monstre ailé
chevauché par un personnage qui pourrait être Bellérophon (fils de Poséidon).
Sur le dessus de la porte, une scène religieuse.
A droite de la porte, dans l'encadrement circulaire on lit l'inscription de la tombe d'un vétéran romain avec de chaque côté la personnification des saisons.
On arrive ensuite devant "la Prévôté" qui est une splendide maison carrée
de deux étages flanquée à ses angles de quatre pavillons tourelles. Elle subsiste encore dans son entier et semble dater de la fin du XVIe siècle. Le prévôt était chargé de gérer les affaires de
l'abbaye.
Les appartements s'ouvrent de chaque côté sur une galerie.
Puis d'autres maisons d'habitations, encore très belles
...
Avec une belle vue sur le fleuve, et oui, on est sur une île
!!!
On passe ensuite le long de l'église "Notre-dame de Grâce", dédiée à la vierge Marie suivant la tradition bénédictine. Elle fut construite vers 1070 par l'abbé Oger pour
l'accueil des pélerins hors du cloître du monastère pour ne pas troubler le recueillement des moines.
Le clocher est d'origine. Il résista en partie aussi bien au passage des calvinistes qu'à celui des révolutionnaires. Il s'agit d'un clocher carré en pierres qui s'élève au dessus de la travée de
coeur, surmonté d'un toit pyramidal à quatre pentes avec des baies soutenues par des colonnes à chapiteaux corinthiens.
En poursuivant le chemin, on arrive devant les escaliers qui mènent au "Châtelard", qui est une maison-forte. Elle fut la résidence de l'intendant de l'abbaye. Entourée d'une
enceinte, elle servait d'asile pour les religieux en cas de péril qui pouvaient y attendre les secours de leurs vassaux.
Elle abrita la très célèbre bibliothèque créée par Charlemagne.
Tranformé à plusieurs reprises, le Châtelard servit d'école puis de bureau de recrutement militaire avant de devenir propriété privée. Le bâtiment renferme encore une très belle chapelle romane
fermée à la visite.
(maison-forte)
On peut ensuite poursuivre et passer son un drôle de porche !
Pour arriver finalement à un bout de l'île Barbe !
On peut ensuite revenir sur ses pas et aller à l'autre bout d l'île en passant sous le pont.
On a alors une très belle vue sur la Saône et Lyon.
J'aime ton blog qui me ramène à mes nostalgies lyonnaises :
L'Ile Barbe et une fête de la musique , par exemple ,
un chanteur , des danseuses de flamenco et " Madrid, Madrid " !
Je suis lyonnaise et je souhaite rejoindre votre communauté.
J'ai commencé à créé sur mon blog une catégorie sur Lyon et la région.
Alors à bientôt. Amicalement